UA-89942617-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/02/2012

Formation des maîtres au rayon bricolage

-reforme-de-la-formation-des-enseignants.pngLa proposition de loi du député Grosperrin, qui vise à modifier certains passages du Code de l'éducation relatifs à la formation des maîtres, prévoit notamment la suppression pure et simple de toute référence aux IUFM et au cahier des charges de formation. Cette proposition ouvre ainsi la porte en grand à des préparations privées au métier d'enseignant.

Ce projet est une réponse aux avis défavorables rendus par le Conseil d’État sur le projet ministériel, réponse qui rappelle le rôle des IUFM dans la formation et impose au gouvernement d’entamer une concertation pour régler le problème et se mettre en conformité avec la loi.  C’est pour éviter cette concertation que  M. Grosperrin tente par un coup de force de modifier l’article L625-1 du Code de l’Éducation.

Le député de la majorité veut cependant faire passer sa proposition en procédure accélérée devant l’Assemblée Nationale le 8 février prochain, affirmant qu’il s’agit là d’une simple mesure technique visant à satisfaire le Conseil d'État. Mais chacun sait que ces modifications sont essentielles pour l’avenir des IUFM.

En effet, en proposant de remplacer la phrase «la formation des maîtres est assurée par les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres» (IUFM) par «elle est assurée notamment par les universités», il effacerait définitivement toute trace des IUFM dans la loi. Leur existence ne serait alors plus liée qu’au bon vouloir des universités, qui elles-mêmes sont autonomes. On peut donc imaginer que dans certaines académies, la formation des enseignants ne serait simplement plus assurée ou bien uniquement par des officines privées. L’élu propose également de supprimer toutes les phrases qui rendent obligatoire la formation professionnelle après le recrutement. Enfin, il veut remplacer le cahier des charges des IUFM, qui nécessite un avis du Haut Conseil de l’Éducation (HCE), par un référentiel arrêté par le ministre de l’Éducation nationale d’une part et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche d’autre part, supprimant au passage l’obligation «d’alterner des périodes de formation théorique et des périodes de formation pratique». C’est donc l’ensemble du cursus de formation qui serait mis à mal.

Les IUFM et leur potentiel de formateurs constituent un patrimoine qu’il convient de renforcer, une structure dont il faut mieux définir les contours et les missions dans l’Université. Alors que l'ensemble des acteurs concernés considèrent, à l'unanimité, qu'il faut revoir cette mauvaise réforme, le député Grosperrin tente un ultime bricolage pour contourner la nécessaire concertation sur l'avenir des formations d'enseignants et, surtout, masquer les égarements du ministère.

Je continuerai, avec mes collègues socialistes de l’Assemblée Nationale,  à dénoncer et à combattre toute tentative d’affaiblissement du service public d’éducation et de la formation des enseignants, rejoignant en cela le projet présidentiel du Parti socialiste sur la mise en place d’un pré-recrutement des enseignants avant la fin de leurs études et le rétablissement d’une formation initiale digne de ce nom.

Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : formation, maîtres, grosperrin, député, iufm | |  Facebook |  Imprimer | |

17/02/2009

Suppression de l’AFF : le Gouvernement fait des économies sur le dos des chômeurs

Chomage.pngJamais à court d’idée pour faire supporter par d’autres la charge de ses propres engagements, le Gouvernement a décidé, dans le cadre de la loi de finances pour 2009, de supprimer l’allocation de fin de formation (AFF) dont l’Etat assurait jusqu’à présent le financement. Cette décision unilatérale, à laquelle nous (députés socialistes) avions en vain tenté de nous opposer, plonge dans l’incertitude plusieurs milliers de demandeurs d’emplois en attente de démarrage de formation.

Créée en 2001, l’AFF permettait à un demandeur d’emploi d’être indemnisé sur toute la durée de sa formation quand celle-ci excédait la durée de ses droits à l’assurance chômage. Sa suppression remet en cause les projets de réorientation et de formation de plus de 2 600 personnes dans notre région. Des parcours le plus souvent encouragés par l’ANPE, et vers des métiers en tension, jusqu’à cette funeste décision, effective depuis le 1er janvier dernier.

Parmi les demandeurs d’emploi concernés, beaucoup de candidats à la formation d’infirmier, ayant passé avec succès un concours difficile, leur ayant souvent demandé un effort de mise à niveau et de préparation de plusieurs années… Alors que le Parlement examine actuellement un projet de réforme de l’hôpital qui rappelle les besoins considérables en personnel infirmier, le Gouvernement, par cette décision, montre à la fois son inconséquence et son mépris pour les chômeurs.

Devant la grogne suscitée par cette décision, le Gouvernement promet de trouver rapidement une solution avec les partenaires sociaux. Cependant, on voit mal dans le contexte économique actuel l’Unedic prendre à sa charge les 200 millions d’euros que coûte chaque année l’AFF à l’Etat. On n’imagine pas non plus les Régions, déjà très sollicitées, assumer cette nouvelle mission sans moyens supplémentaires. Bref, en attendant la solution promise, c’est bien sur le dos des chômeurs que l’Etat se propose de faire des économies

Consultez ici le texte de la question écrite que j’ai adressée au secrétaire d’Etat à l’emploi (en attente de publication au JO).