Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/01/2016

Éducation : promesse tenue

PostesEN2016.jpgLa Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche l’a rappelé lors de ses vœux pour 2016: «Renforcer l’École, c’est fortifier notre cohésion républicaine».

L’éducation au cœur des priorités du pays, loin de constituer une vague promesse de campagne, se vérifie ainsi de façon très concrète sur le terrain scolaire et le vaste chantier de refondation de l’École, auquel le gouvernement s’est attelé, se poursuit avec détermination.

Près de 42000 postes ont été créés depuis trois ans pour les écoles, les collèges et les lycées, conformément à l’engagement pris en 2012 par le Président de la République de créer en cinq ans 60000 postes dans l’Éducation.

L’application concrète de ces mesures se traduira, à la rentrée 2016 dans l’académie de Nantes, par la création de 397 postes. 200 seront attribués au premier degré. Le second degré s’enrichira de 197 postes, dont 180 enseignants, les 17 autres postes concernant les personnels administratifs, de direction et assistants sociaux.

Le département de la Loire-Atlantique, qui devrait compter 1187 écoliers supplémentaires, verra ainsi la création de 172 nouveaux postes pour le premier degré. Parmi eux, il faut le souligner, 15 enseignants rejoindront les équipes des Réseaux d’aides aux élèves en difficultés (RASED). Le second degré comptera quant à lui 89 nouveaux postes. Des assistants d’éducation seront de même recrutés. Conséquence de cette augmentation d’effectif dans notre département, la création d’une circonscription supplémentaire, qui s’accompagnera du recrutement d’un Inspecteur de l’Éducation nationale en charge du suivi du nouveau secteur.

Outre l’accueil des nouveaux élèves, les postes créés permettront de poursuivre la mise en œuvre des mesures prévues dans le cadre de la refondation, à savoir la scolarisation des élèves de 2 ans, le dispositif «plus de maîtres de de classes», la réforme du collège, les actions de formation et le remplacement des enseignants.

Supprimée par le précédent Gouvernement, la formation des enseignants a été remise en place dès septembre 2013 par la majorité actuelle. Dispensée au sein d’écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ÉSPÉ) venues remplacer les ex-IUFM (institut universitaire de formation des maîtres), elle présente la particularité inédite de proposer un bloc commun aux futurs enseignants et personnels de l’éducation. Ce sont aussi les ÉSPÉ qui assurent la formation continue des enseignants.

Après deux ans de fonctionnement, le temps est venu de tirer un premier bilan de ce dispositif afin d’en faire ressortir et de conforter les aspects positifs et de pallier rapidement les défauts de fonctionnement que peut comporter tout nouveau dispositif. Une mission d’information sur la formation des enseignants a donc été installée, et j’en ai été nommé rapporteur au titre de la Commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Dans les semaines qui suivent, vont ainsi se succéder rencontres sur le terrain et auditions, entre autres d’étudiants, d’enseignants, de formateurs, de responsables d’ÉSPÉ, de partenaires sociaux. Je me réjouis de mener cette mission, et de prolonger ainsi mon engagement en faveur d’une école de la réussite pour tous les élèves et d’un enseignement de qualité dispensé par des personnels formés.

18/01/2016

Révision constitutionnelle : déchéance de citoyenneté ?

photo révision constit.jpgJe ne me suis pas exprimé sur le sujet de la révision constitutionnelle qui, depuis un mois, occupe considérablement l’espace politique et médiatique. Je constate cependant, en cette période de vœux propice aux rencontres, que peu d’habitants viennent me voir sur ce sujet. Leurs préoccupations portent davantage sur la situation économique et sociale et je crains que le débat sur la déchéance de nationalité mobilise trop de temps au détriment des réformes nécessaires pour faciliter la reprise économique et le retour à l’emploi.

Lors de son discours solennel devant le Congrès le 16 novembre 2015, salué par la totalité de la représentation nationale, 3 jours après les terribles attentats du Bataclan, des terrasses parisiennes et du Stade de France, François Hollande avait réaffirmé que la France restait debout, unie et que toutes les mesures pour combattre le terrorisme et assurer la sécurité seraient mises en œuvre. La révision constitutionnelle en faisait partie sans que cela n’ait alors fait débat.

Cette révision porte sur deux points. Le premier consiste à inscrire dans la Constitution l’état d’urgence, afin de disposer d’un outil adapté à une crise durable comme celle que nous connaissons actuellement face au terrorisme pour fonder la prise de mesures exceptionnelles sans passer par l’état de siège, ni renier les libertés publiques. Ce point semble faire consensus, je n’y reviens pas.
Le second consiste à inscrire dans la Constitution la déchéance de la nationalité Française pour celles et ceux qui seraient condamnés pour des activités terroristes contre la France. Cette proposition ne s’adresse qu’aux seuls binationaux puisque la France ne saurait créer des apatrides. Ce qui pose véritablement problème avec la déchéance de nationalité, c’est qu’elle s’oppose au fondement même de la révision constitutionnelle. En effet, nous souhaitons apporter de l’efficacité à l’action contre le terrorisme et assurer le rassemblement des Français. Or, tout le monde s’accorde pour dire qu’une telle mesure n’a qu’une portée symbolique, que son efficacité dans la lutte contre le terrorisme est nulle. De plus, et c’est plus grave, en proposant la déchéance pour les seuls binationaux, nous divisons la citoyenneté, rompant avec les principes fondamentaux de notre République.

J’avais fait connaître fin décembre l’intérêt que je portais à la réflexion développée par mon collègue Dominique Raimbourg concernant la peine d’indignité nationale. A la Libération, elle avait permis de sanctionner les Français convaincus de collaboration avec le régime nazi. Elle permet entre autres, sans distinction entre les mono-nationaux et les binationaux, de priver la personne condamnée pour acte de terrorisme de ses droits civiques, civils et politiques.

Je considère qu’une peine d’indignité nationale, que certains nomment déchéance de citoyenneté, correspond davantage à l’esprit de la République du commun : celle qui garantit les droits et l’égalité pour tous, mais qui réclame de tous la même exigence et les mêmes devoirs.

09/01/2016

Mon opposition à la levée de protection des représentants du personnel SEITA

14522684817870.jpgJ'ai adressé à Madame Myriam EL KHOMRI, Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, un courrier faisant suite à l'annonce de la levée de protection des salariés représentants du personnel de l'entreprise Imperial Tobacco (SEITA) à Carquefou, autorisant ainsi leurs licenciements.

Le groupe a fermé l'usine de Carquefou et supprimé 327 emplois en 2015, alors que les bénéfices sont colossaux et en augmentation tous les ans. Sur ces constatations, l'Inspection du travail avait considéré que les licenciements économiques n'étaient pas justifiés.

J'ai indiqué à la Ministre que je souhaite qu'elle revienne sur cette décision avant que les procédures soient engagées pour sauvegarder la trentaine d’emplois injustement supprimés à Carquefou par le groupe Imperial Tobacco.

Au-delà des seuls élus du personnel de la SEITA, il en va de l'intérêt de l'ensemble des salariés qui pourront être concernés à l'avenir par des mesures de licenciement fondées sur l'augmentation de la rentabilité économique. Ils attendent de la part de l’État une protection légitime face à la brutalité sociale des multinationales. La protection des élus du personnel est le dernier rempart contre leurs décisions abusives.

J'ai par ailleurs rappelé qu'Imperial Tobacco s'est vu attribuer 660000 euros au titre du CICE pour 2013, et au moins autant au titre de son exercice 2014. Le groupe a ainsi détourné de son objectif premier la mesure qui vise à servir la compétitivité des entreprises dans le but de créer et maintenir des emplois sur nos territoires. Empêcher les licenciements des élus du personnel serait la moindre des choses.

17/12/2015

Information et débat citoyen sur l'après-attentats du 13 novembre

DSC09415.JPGLes habitantes et habitants de la 5è circonscription de Loire-Atlantique sont destinataires d'un courrier que je leur adresse suite aux attaques sanglantes du 13 novembre 2015, qui visaient à ébranler notre pays en tant que République laïque, démocratie libre, nation multiculturelle.

A travers cette lettre, que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien, j'ai souhaité insister sur la nécessité de rester unis. C'est ensemble que nous défendrons nos valeurs communes : la liberté, l'égalité et la fraternité.

J'ai aussi voulu rappeler que je reste disponible pour tout échange sur ces évènements qui ont suscité des peurs et des interrogations au sein de la population.

Après la rencontre que j'ai organisée à Grandchamp des Fontaines le 26 novembre dernier, je vous propose donc deux nouveaux temps d’explication, d’échange et de discussion autour des attaques terroristes du 13 novembre 2015 et des mesures engagées par le Chef de l’État et le Gouvernement depuis les attentats.

Ouverts à tous, il se dérouleront

Vendredi 18 décembre 2015 à 20h30 à CARQUEFOU salle Nicole Etienne- La Fleuriaye,

Lundi 21 décembre 2015 à 20h30 à NORT SUR ERDRE salle des Loisirs- 17 rue du Général Leclerc.