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23/04/2015

Tribune*: le choix d'un collège plus juste

743047--.jpgAu fronton de toutes les écoles françaises, la devise de la République – Liberté, Égalité, Fraternité – s’affiche fièrement. Mais à chaque tentative de faire évoluer les politiques publiques vers plus d’égalité, les défenseurs acharnés d’un immobilisme qui ne protège que ceux qui profitent du système montent au créneau et manifestent bruyamment pour la défense des avantages de quelques-uns. Les attaques répétées des derniers jours contre la nouvelle organisation du collège présentée par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en sont une illustration flagrante.

Que prévoit en effet cette réforme ?

La promotion de l’apprentissage des langues. Que tous les élèves français apprendront désormais deux langues vivantes étrangères dès la classe de cinquième, et qu’ils bénéficieront de cinquante-quatre heures de langue supplémentaires sur l’ensemble de leur scolarité au collège. Alors qu’aujourd’hui seuls 16% des élèves de 6è et de 5è se voient offrir la possibilité de rejoindre une classe bi-langue et que moins de 11% des élèves de 4è et de 3è bénéficient de la possibilité d’être en section européenne, la réforme du collège fait commencer plus tôt la deuxième langue vivante à 100% des collégiens et offre plus d’heures de cours de langues à tous les collégiens.

Que la grande majorité des collégiens auront accès, dans le cadre des nouveaux enseignements pratiques interdisciplinaires, à l’étude de la culture et de la civilisation antiques quand, à l’heure actuelle, à peine 18% d’entre eux y ont accès en suivant les options facultatives latin et grec. Cela contribuera d’ailleurs à la promotion de l’apprentissage des langues anciennes, qu’un trop grand nombre de latinistes et d’hellénistes abandonne en entrant au lycée.

La fin d'un système à deux vitesses. Est-ce affaiblir l’exigence scolaire ? Non, c’est ouvrir à tous l’accès à des dispositifs actuellement réservés à une minorité, le plus souvent privilégiée socialement et culturellement. Car ne nous voilons pas la face. Les élèves issus de familles défavorisées représentent en moyenne plus de 30% des collégiens mais moins de 20% des élèves des sections européennes anglais et des élèves dans les classes bi-langue anglais-allemand. En classe de 5è, seuls 12% des élèves issus de familles défavorisées apprennent le latin contre 31% des élèves issus de familles très favorisées.

Avec la réforme du collège, il est donc mis fin à un système souvent à deux vitesses : les bénéfices des dispositifs jusqu’à présent réservés à une minorité sont étendus à tous. Najat Vallaud-Belkacem l’a exprimé avec force : «Il ne s’agit pas de supprimer un droit ou une possibilité pour quelques-uns. Il s’agit de le généraliser.» La réforme du collège met «l’excellence au service de la réussite de tous les collégiens». Et cette réforme, c’est aussi des moyens supplémentaires, trois heures d’accompagnement personnalisé pour tous les élèves en 6è, des heures dans chaque collège pour le travail en petits groupes, des temps d’enseignement pour la réalisation de projets collectifs concrets, l’apprentissage du travail en équipe et de l’expression orale, et le développement des compétences numériques. La réforme du collège donne aux enseignants les moyens pour répondre de manière différenciée aux besoins spécifiques de chaque élève et fait, comme l’a souligné la ministre de l’Éducation nationale, «apprendre mieux les élèves grâce à de nouvelles pratiques pédagogiques».

Réduire le poids de l’origine sociale. Que ceux qui refusent de voir le collège évoluer assument les conséquences de leur choix. On peut se satisfaire d’un collège à la sortie duquel seuls 75% des enfants issus d’un milieu défavorisé obtiennent le brevet contre 96% des enfants issus d’un milieu très favorisé. On peut se satisfaire d’une scolarité au collège au cours de laquelle les élèves issus des milieux sociaux les plus défavorisés, plus faibles à l’entrée en 6è, voient leurs résultats se dégrader davantage que les autres. On peut même se satisfaire d’une augmentation, depuis dix ans, du nombre d’élèves de 3è qui ne maîtrisent pas les compétences de base. Mais il faut alors reconnaître que seul le destin de 20% de nos enfants nous intéresse.

De cette situation, nous ne nous satisfaisons pas. Alors que depuis 2002 le poids de l’origine sociale sur les performances des élèves de 15 ans a fortement augmenté, oui, il est enfin temps de réformer le collège pour en finir avec le déterminisme social et scolaire. Oui, il faut que le collège en 2016 contribue à l’acquisition des savoirs fondamentaux chez tous les élèves, qu’il tienne compte des spécificités de chacun d’entre eux pour permettre la réussite de tous et qu’il donne à 100% de nos enfants les nouvelles compétences indispensables à leur futur parcours de formation.

Signataires : Patrick BLOCHE, Jean-Pierre ALLOSSERY, Marie-Odile BOUILLÉ, Brigitte BOURGUIGNON, Émeric BRÉHIER, Dominique CHAUVE, Valérie CORRE, Jacques CRESTA, Pascal DEGUILHEM, Pascal DEMARTHE, Sophie DESSUS, Sandrine DOUCET, Anne-Lise DUFOUR-TONINI, William DUMAS, Martine FAURE, Hervé FÉRON, Michel FRANÇAIX, Mathieu HANOTIN, Anne-Christine LANG, Colette LANGLADE, Annick LEPETIT, Lucette LOUSTEAU, Martine MARTINEL, Michel MÉNARD, Maud OLIVIER, Christian PAUL, Régine POVEDA, Christophe PREMAT, Marcel ROGEMONT, Julie SOMMARUGA, Sylvie TOLMONT, Stéphane TRAVERT, Patrick VIGNAL.

*Pour retrouver la tribune sur le site Liberation.fr, cliquer sur l'image ou sur ce lien 

21/04/2015

Reprise de l’activité : les indicateurs sont au vert

redressementFrance.JPGLe Président François Hollande a été élu dans un contexte économique marqué par la crise mondiale de 2008, dont le taux de chômage à 2 chiffres et l’explosion des déficits publics étaient les stigmates les plus visibles.

En l’espace de deux quinquennats de droite, entre 2002 et 2012, la dette publique de notre pays a ainsi doublé, passant de 912 à 1789 milliards d’euros. Dès lors, nous savions que notre trajectoire budgétaire allait se jouer sur un chemin de crête, avec d’un côté l’impérieuse nécessité de réduire les dépenses publiques, et de l’autre éviter à tout prix que la France connaisse l’austérité budgétaire, comparable à celle qu’ont subi de nombreux pays d’Europe du Sud, à l’image de la Grèce ou encore de l’Espagne.

Mais n’en déplaise à nos détracteurs, après 3 années d’efforts demandés aux Français, le redressement économique de notre pays est réel en ce premier trimestre 2015, et les politiques mises en œuvre par l’exécutif depuis 2012 commencent à payer.

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15/04/2015

Loi Santé : la réforme qui prend soin des Français

Le projet de loi Santé a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale ce 14 avril.

plfss2015.jpgReposant sur trois piliers, ce texte vient moderniser notre système de santé afin de faire reculer les inégalités d’accès,  et de faciliter par là-même le quotidien des Français dans leur rapport à la santé.

Est-il utile de le rappeler, les grands principes de notre médecine, la liberté d’installation des médecins, la liberté du choix du médecin par le patient ne sont pas remis en cause par ce texte qui, en revanche, défend l’accès aux soins et assoit davantage la République sociale.

Tout d’abord, il s’agit de renforcer la prévention pour que nombre de maladies puissent être évitées par de meilleurs comportements, notamment chez les plus jeunes. Ainsi, les fontaines à soda seront interdites pour mieux lutter contre l’obésité, et un étiquetage clair et lisible des produits alimentaires permettra de mieux informer le consommateur.

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20/03/2015

Elections départementales: ne laissez pas les autres décider pour vous!

Elections-departementales-2015.jpgLes 22 et 29 mars prochains, les Français sont appelés à renouveler l’ensemble des élus des Conseils départementaux. Sujets à de nombreuses mutations, le scrutin départemental en lui-même, ainsi que les compétences de cette institution ont sensiblement évolué depuis son dernier renouvellement, et il est primordial que chacun comprenne l’ampleur de ces changements pour saisir celui de l’enjeu des 10 jours à venir.

Mais il faut toutefois reconnaître que le climat actuel est peu propice à un réel débat de fond. En effet, il ne se passe pas une journée sans que l’on entende, çà et là, que les élections départementales n’intéressent personne, et que l’abstention sera la grande gagnante du scrutin. De manière inédite, les médias se complaisent même à donner raison aux futurs abstentionnistes, au motif que le Gouvernement aurait tout fait pour brouiller les pistes, en contraignant les électeurs à se prononcer sur une collectivité pour l’heure sans compétences précises.

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