02.04.2012
RSI * : des situations ubuesques
Communiqué de presse :
Samedi 24 mars dernier, dans la presse, le *Régime Social des Indépendants communiquait sur des tentatives de détournement de cotisations et appelait les chefs d’entreprise à la prudence. Sur ma circonscription, comme sur l'ensemble du territoire des Pays de la Loire, de nombreux d’adhérents au RSI témoignent de graves difficultés, non pas suite aux malversations évoquées, mais en raison des délais et des erreurs survenues au cours du traitement de leur dossier.
Exemple, un artisan de Varades : actuellement en incapacité de travail, ses cotisations dépassent le montant de ses indemnités maladie, alors qu’il ne travaille plus depuis deux ans. À 62 ans, aucune solution ne lui est proposée pour un départ en retraite ou un étalement de sa dette.
Autre exemple, d’une commerçante de Bonnœuvre : le RSI, après 3 ans d’absence d’appel à cotiser, malgré ses demandes répétées, lui a envoyé les huissiers pour une dette déjà payée. Alors que, sur ses cotisations 2011, le RSI lui doit près de 10000 euros de « trop perçu »…
Absence de contact (téléphone et accueil), absence de traitement et de suivi personnalisé des dossiers, absence d’appel à cotisation, le Régime Social des Indépendants des Pays de Loire met finalement en difficulté de nombreux artisans et commerçants, qui ne ménagent pourtant pas leurs efforts pour maintenir leur activité. En période de crise économique, on attendrait plutôt du RSI qu’il mette tous ses moyens au service de ses adhérents.
Une nouvelle illustration de l’échec de la politique du gouvernement qui, depuis cinq ans, met à mal les services publics. Pour le RSI, les indépendants en payent aujourd’hui le prix fort.
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15.03.2012
Le recrutement des enseignants : stop à l'improvisation
La presse s’est fait l’écho du recrutement, via un site de petites annonces, d’un professeur de technologie remplaçant, pour un collège de ma circonscription Depuis 10 ans et particulièrement depuis 2007 les Socialistes dénoncent la mise à mal de notre Ecole de la République Je viens d’interpeller par courrier* le ministre L. CHATEL, lui demandant que les responsables d’établissement ne soient plus placés, seuls, devant la pénurie de professeurs que le gouvernement a créée. Pour que soit rétablie une vraie formation initiale des enseignants et que ce beau métier redevienne attractif. Pour qu’aucun jeune ne reste sur le bord du chemin. Pour que d’’urgence, des mesures soient prises afin que le service public d’Éducation reprenne sa place dans le champ de la formation des citoyens et de la réduction des inégalités sociales plutôt que de l’acheminer vers le domaine de l’offre et de la demande.
*pour prendre connaissance de mon courrier, cliquez ici
21.02.2012
Mes questions au gouvernement, accessibles à tous
Lors de mes nombreuses rencontres avec les habitants, représentants d’associations, partenaires sociaux et chefs d’entreprise de ma circonscription, je suis régulièrement sollicité pour intervenir auprès du gouvernement, sur des questions précises liées au quotidien des citoyens ou sur des sujets de politique générale. J’interviens par courrier auprès des ministres concernés, ou encore en leur posant des questions orales lors des séances de l’Assemblée Nationale. Autre possibilité, les interventions par Questions Écrites au gouvernement. Nombreuses, elles sont publiées, ainsi que leurs réponses, au Journal Officiel, et sont donc accessibles à toutes et à tous. Je souhaitais vous faire partager mes dernières interventions :
Attribution des prestations familiales : J’ai posé une question à la Ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Mme Bachelot, sur les règles actuelles d’attribution des prestations familiales en cas de divorce ou de séparation, lorsque la résidence alternée des enfants au domicile de chacun des parents est retenue comme mode de garde. En effet, avant la loi du 21 décembre 2006 (art. 124 I), les parents divorcés n’avaient pas la possibilité de partager les allocations familiales. La mise en place de cette loi a laissé un vide juridique concernant l’attribution des autres prestations familiales (allocations de logement, allocation de rentrée scolaire, etc.). C’est pour cette raison que j’ai demandé à la Ministre quels engagements elle entendait prendre en vue de remédier à la situation actuelle qui apparaît inéquitable.
Baisse programmée des financements d’État pour les centres d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) : cette baisse programmée de leur financement mettrait en grand danger l’ensemble des CIDFF qui exercent une mission d'intérêt général confiée par l'État avec l'objectif de favoriser l'autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes et de promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes. Une diminution qui entrainerait la mise en péril de la capacité de ces associations à mettre en œuvre des politiques publiques d'égalité. J’ai donc demandé à la ministre des solidarités et de la cohésion sociale de bien vouloir m’indiquer les garanties que le Gouvernement entend donner aux centres d'information sur les droits des femmes et des familles pour maintenir la performance dont ce réseau de proximité fait preuve et afin que ces derniers puissent continuer à remplir leur mission d'intérêt général.
Fonctionnement de la « base nationale des identifiants élèves » (BNIE) : développée parallèlement à la « base élèves 1er degré » (BE1D), la BNIE permet l'immatriculation nationale de tous les enfants et ce, dès l'âge de trois ans. Ces deux bases de données sont interconnectées par l'intermédiaire du numéro national d'identifiant élève (INE), attribué à chaque enfant, et permet d'amorcer, dès l'école primaire, le fichage informatique centralisé des compétences des élèves. Les interconnexions entre BE1D et BNIE inquiète légitimement parents d'élèves et enseignants, redoutant une dérive sécuritaire. Le projet de transformer la BNIE en un «répertoire national des identifiants élèves» (RNIE) généralisant l'INE à l'ensemble du système éducatif n'est pas fait pour les rassurer. Aussi, j’ai demandé au Ministre de bien vouloir me préciser la nature exacte et les conditions d'utilisation du fichier BNIE et quelles dispositions il entend prendre pour en préserver l'anonymat.
Dysfonctionnements du régime social des indépendants, le RSI : Crée en 2006 pour accroitre la protection des travailleurs indépendants, le RSI devait aussi permettre une simplification visant à améliorer le quotidien de 1,6 million d'artisans et commerçants. Malheureusement, le RSI fait l'objet de réelles critiques et de mécontentement de la part des professionnels. La Cour des comptes a, elle aussi, émis des avis réservés sur ce régime social. On constate un retard général dans le traitement des dossiers de l'ordre de six mois minimum. De plus, des erreurs apparaissent fréquemment dans le calcul des cotisations, ce à quoi il faut ajouter des retards de paiement qui mettent ces travailleurs dans des situations économiques souvent précaires voire catastrophiques. La plupart des appels téléphoniques n'aboutissent pas, et nombre de courriers restent sans réponse. Par ailleurs, la multiplicité des sites sur une même région s'apparente parfois à un véritable labyrinthe pour l'usager qui ne sait pas où adresser ses correspondances, d'autant que la communication interne de cet organisme semble ne pas fonctionner de façon optimale. J’ai donc demandé au Ministre quelles sont les mesures envisagées afin que le RSI remplisse correctement sa mission.
Ces Questions Écrites, qui se rapportent à des préoccupations différentes, sont consultables, avec leurs réponses, dès leur publication, sur le site de l’Assemblée Nationale en cliquant ici ou sur mon blog rubrique « questions au gouvernement » ici
17.02.2012
OGM : la valse-hésitation du Gouvernement
Début 2008, le gouvernement déclenchait un moratoire sur la culture du maïs transgénique Monsanto MON 810. En mars 2010, sous la pression des adversaires de ce moratoire, la Commission européenne autorisait la commercialisation de nouveaux OGM, contre l’avis des citoyens et consommateurs européens de plus en plus nombreux à demander que le principe de précaution l'emporte sur les intérêts des grands groupes agroalimentaires. À l’époque, six pays européens, dont la France, avaient déjà interdit la culture du Mon 810. Le Parti socialiste demandait aussi, à titre préventif, l’extension du moratoire français sur le Mon 810 aux nouveaux OGM dont la commercialisation avait été autorisée par la Commission. Fin novembre 2011, le Conseil d’État, saisi de plusieurs recours introduits par Monsanto et suivant l’avis rendu par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) jugeant la décision française d’interdiction insatisfaisante sur le plan juridique, autorisait finalement la culture du maïs transgénique en France. Ministres et Président de la République juraient alors qu'ils ne le permettraient pas mais, dans le même temps, demandaient au Haut Conseil des biotechnologies (HCB) de lui indiquer comment organiser la coexistence entre cultures transgéniques et normales, de façon que les premières ne nuisent pas aux autres.
Le 28 novembre 2011, François Hollande, candidat du Parti Socialiste, réagissant à la décision du Conseil d’État se prononçait pour l’interdiction à la culture en France du maïs OGM Mon 810 et pour qu’une nouvelle procédure activant la clause de sauvegarde soit déposée par la France sur des bases juridiques plus solides. La réaction de l’Elysée ne se faisait pas attendre et le lendemain, Nicolas Sarkozy, alors pré-candidat à la présidentielle, en déplacement sur l'agriculture (le 15ème en 18 mois), cette fois-ci dans le Gers, s'en prenait au "sectarisme" et aux "déclarations caricaturales" de ses opposants, sans toutefois jamais les nommer ; "Il ne faut pas opposer l'environnement et les agriculteurs, lançait-il alors, Il faut mettre de côté les sectaires dans tous les milieux et de tous les côtés pour privilégier le rassemblement". Dans le même temps, Nicolas Sarkozy, président français, affirmait que le gouvernement maintenait son "opposition" à la culture du maïs OGM Monsanto en France.
Et c’est le 30 janvier dernier que Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture, déposait auprès de la Commission européenne, un projet d'arrêté sur la mise en culture des OGM. Négligeant l’avis du HCB, ce texte réduit à la portion congrue les précautions à prendre. De son côté, la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, promet que le gouvernement prendra une mesure d'interdiction fin février. On n'est jamais loin du grand écart sur cette question sensible. L’interdiction de la culture des OGM s’oppose ainsi au lobby de certains agriculteurs. La preuve: l'Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) a déjà prévenu que dans le cas où aucun élément nouveau n'appuierait la clause de sauvegarde, elle déposerait, accompagnée des sociétés productrices et distributrices de semences OGM, un « référé liberté » permettant de l'invalider en 48 heures.
Sur mon département, les élus locaux, inquiets, m’alertent sur les risques de disparition de l’apiculture là ou pousseront les OGM. Je les rejoins tout à fait et je dénonce les contradictions entre les déclarations du gouvernement et les décisions prises au niveau européen. Plus que jamais, il est nécessaire de formuler clairement les choix que l’on entend faire sur ce sujet: interdire les cultures OGM sur notre territoire et encourager la promotion de nouveaux modèles de production et de l’agriculture biologique.

