UA-89942617-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/11/2015

Parlons ensemble de l'après-attentats

marianne-pleure-13-11.jpgDepuis le 13 novembre et les tragiques attentats de Paris et sa banlieue, l’émotion est forte, les interrogations nombreuses et l’inquiétude sur l’après est palpable.

La solidarité et les hommages, à travers le monde et partout en France, ont été remarquables.

Le Président de la République a pris les mesures qui s’imposaient dès connaissance des attaques et de l’évaluation du niveau de la menace terroriste. Il a décrété l’état d’urgence et a réuni le Parlement en Congrès le lundi 16 novembre afin d’exposer ses engagements pour lutter contre le fléau que constitue le terrorisme et éradiquer Daech.

Ce moment d’union nationale s’est prolongé les 19 et 20 novembre par le vote, quasi unanime, à l’Assemblée nationale et au Sénat de la prorogation de l’état d’urgence et le renforcement, pour plus d’efficacité, de ses dispositions. De même, l’engagement militaire de la France contre le terrorisme a été accentué et la France travaille à la coopération européenne et internationale pour défendre nos idéaux républicains, notre liberté, notre mode de vie.

Dans ce contexte particulier, j’ai perçu des peurs et entendu des interrogations nombreuses.

C’est pourquoi je vous propose un temps d’explication et de discussion, ouvert à toutes et tous, sur les mesures engagées et l’après-attentats le:

Jeudi 26 novembre 2015 à 20H30
Espace des Chênes (stade de Bellevue)
Lieu-dit Bellevue à Grandchamp des Fontaines

16/11/2015

François Hollande devant le Congrès: «vaincre le terrorisme, détruire Daech».

DIRECTPRVERSAILLES.jpg«Les familles sont dans le chagrin et la détresse. Le pays est dans la peine. Le deuil national est proclamé pour trois jours». C’est ainsi que s’est exprimé François HOLLANDE le 14 novembre à la suite des attaques meurtrières perpétrées au sein de Paris et à Saint-Denis.

La barbarie a ainsi de nouveau frappé notre pays en cette soirée du 13 novembre, avec un bilan humain terrible. En tout premier lieu, je fais part de toute ma solidarité aux nombreuses victimes de ces attaques, ainsi que de mes sincères condoléances aux familles endeuillées. De même, ainsi que l’Assemblée nationale l’a exprimé, je tiens à rendre un hommage appuyé aux services de la Police, de la Gendarmerie, des Pompiers et du Samu, pour leur courage et leur dévouement.

De nombreux dirigeants et personnalités de tous les continents ont depuis vendredi dernier manifesté leur indignation devant la violence des actes commis, et fait part au Président de la République de leur soutien à la France, attaquée au plus profond des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui font son identité et sa grandeur.

Le Président de la République, le Premier ministre et son gouvernement ont mis en œuvre, très rapidement et avec un sang-froid et une dignité qu’il convient de souligner, toutes les mesures visant à protéger la population, en déclarant aussitôt l’État d’urgence.

Lire la suite

06/11/2015

Retraités modestes: assurer la justice fiscale

Capture.JPGA l’approche des élections régionales, la politique politicienne est plus que jamais à l’œuvre. Là où certains devraient faire preuve de retenue, eu égard à la situation dans laquelle ils ont laissé la France, ils stigmatisent au contraire l’action gouvernementale qui vise à réparer leurs erreurs passées et à ramener de la justice là où les niches fiscales faisaient office de politique sociale (pour rappel, la dette publique a presque doublé de 2002 à 2012, passant de 912 à 1789 milliards d’euros).

L’actualité récente permet une fois de plus, malheureusement, d’illustrer mon propos. En effet, la presse s’en est faite largement l’écho, le Gouvernement vient de s’engager, dans l’urgence, à mettre en place un dispositif permettant de maintenir l’exonération de l’imposition à la taxe d’habitation et à la taxe foncière pour près de 250000 personnes âgées modestes.

Ce que l’on explique un peu moins et que la droite essaye de masquer derrière le rideau de fumée de la polémique, ce sont les conditions qui ont conduit à cette situation. La fin de cette exonération est la conséquence des mesures prises en 2008 par le Gouvernement FILLON sous l’hyperprésidence de Nicolas SARKOZY, notamment la suppression de la demi-part dont bénéficiaient les parents isolés, veufs ou divorcés, ayant un enfant. Les effets de cette suppression ne se font sentir qu’aujourd’hui, les contribuables concernés se découvrant subitement redevables de la taxe d’habitation et, pour ceux qui sont propriétaires, de la taxe foncière.

De nombreux retraités modestes de la circonscription, ou leurs familles, m’ont fait part de l’explosion de leur taxe d’habitation et, pour certains, de leur taxe foncière. Les parlementaires de la majorité, qui tous constataient des situations insupportables similaires, ont immédiatement interpellé le Gouvernement.

Le choix a été fait de répondre dans l’urgence à la détresse de nos aînés les plus modestes. Le Premier ministre Manuel VALLS l'a ainsi annoncé le 1er novembre au sujet de la fiscalité locale des retraités concernés, «nous maintiendrons l’exonération pour 2015 et 2016». Cette réactivité a étonné. L’administration fiscale n’ayant pas reçu les modalités d’application de cette décision, il y a eu un temps de flottement, qui n’a pas manqué d’en ravir certains, ceux-là même qui par leur vote en 2008 sont les vrais responsables de cette situation en 2015. Ce que je constate pour ma part depuis mardi, c’est le soulagement qu’expriment ceux qui vont bénéficier des préconisations gouvernementales.

Quelles sont-elles exactement? Christian ECKERT, ministre du Budget, a clairement énoncé que les contribuables concernés qui auraient payé déjà seront remboursés dans un délai de trois semaines s’ils contactent l’administration fiscale à compter du 9 novembre. S’ils ne se manifestent pas, ils seront automatiquement remboursés au premier trimestre 2016. Enfin, pour celles et ceux qui étaient exonérés de taxe d’habitation en 2014, qui ont reçu un avis d’imposition qu’ils n’ont pas encore payé, il leur est demandé de ne pas tenir compte de l’avis reçu et donc de ne pas payer.

Je note avec satisfaction que le Gouvernement a également entendu la mobilisation des députés socialistes en faveur des adultes handicapées. L’administration fiscale prévoyait d’intégrer dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) les intérêts de leurs comptes épargne. Ainsi, pour quelques dizaines d’euros tirés des intérêts de leurs livrets d’épargnant, les bénéficiaires de l’AAH pouvaient perdre de 1000 à 2000€ par an. Cette mesure a tout simplement été retirée du Projet de Loi de Finances pour 2016.

La situation financière désastreuse  dont nous avons hérité en 2012 a imposé l’effort de toutes et tous. Nous nous étions engagés à redistribuer le fruit de ces efforts consentis par les Français. Ainsi, le Gouvernement va supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu et plus de 8 millions de nos concitoyens vont connaître une baisse de leur impôt. Voilà ce que cherche à masquer la droite. Vos efforts permettent à la France de se relever!

16/10/2015

Nobel de la Paix au Quartet du dialogue social tunisien: ma question au gouvernement

qag TunisieNobel.pngJe vous invite à prendre connaissance de la question que j'ai posée, le 14 octobre dernier, en séance de Questions au Gouvernement (QAG) au ministre des affaires étrangères et du développement international.

« Monsieur le ministre des affaires étrangères, vendredi 9 octobre, l’académie Nobel a attribué le prix Nobel de la paix au quartet menant le dialogue national en Tunisie.

Au-delà des organisations concernées, c’est tout un peuple qui est salué et encouragé. Près de cinq ans après le déclenchement de la révolution de Jasmin, cet élan extraordinaire qui a porté tout un peuple aspirant à la liberté et à la démocratie, ce prix est une récompense bienvenue. Sur tous les bancs de cette assemblée, nous devons nous en féliciter.

Chers collègues, bien plus qu’un aboutissement, ce prix Nobel est un encouragement, un soutien à tout un peuple. Cependant, la nouvelle donne tunisienne est encore fragile, à cause du terrorisme qui a endeuillé ce pays et l’a plongé dans une crise économique préoccupante – chacun a encore en mémoire les attentats de cette année au Bardo et à Sousse. Elle est fragile aussi parce que des forces veulent tourner la page de la démocratie.

Monsieur le ministre, la communauté internationale, l’Europe et la France doivent mesurer le caractère exceptionnel du moment et renforcer leur soutien à cette jeune démocratie. La France prend sa part, comme l’a montré la visite du président Béji Caïd ESSESBI en avril dernier à Paris. En matière de développement économique, de tourisme, ou encore de défense, la France soutient la Tunisie dans cette phase de transition. Il faut aller plus loin, notamment pour accompagner la société civile dans ses projets.

Monsieur le ministre, ma question est simple: comment la France mobilise-t-elle ses partenaires européens pour renforcer l’indispensable soutien à la démocratie et au peuple tunisiens?»

Réponse de M. Laurent Fabius.

«Monsieur le député, le prix Nobel de la paix a effectivement été attribué aux quatre organisations qui ont conduit le dialogue national en Tunisie. Je suis sûr que chacun, ici, s’accordera à dire que ce prix Nobel est parfaitement mérité. C’est une façon pour nous tous de dire « bravo » au peuple tunisien.

Vous avez utilisé les termes qu’il faut: c’est une façon de dire à un pays qui souffre et qui a encore récemment été touché par le terrorisme: «C’est la bonne voie. Vous avez résisté à une série d’excès, vous avez su mener votre chemin.» Le prix Nobel de la paix récompense tout cela.

La France continuera à soutenir la Tunisie démocratique. Nous allons poursuivre le renforcement de notre coopération avec la Tunisie, non seulement sur le plan politique –ce qui est une évidence–, mais aussi sur le plan économique, ainsi qu’en matière sécuritaire –Jean-Yves LE DRIAN était encore, il y a quelques jours, là-bas. Je rappelle, pour répondre à votre question, que c’est à la demande de la France que la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne qui a eu lieu à la fin du mois de juillet dernier a décidé d’augmenter l’assistance économique et sécuritaire de l’Europe à la Tunisie.

La Tunisie est aujourd’hui dans une phase d’espérance: le prix Nobel de la paix vient le rappeler. Cet espoir doit vivre, avec le soutien de l’Europe en général et de la France en particulier. Je recevrai personnellement, demain soir au Quai d’Orsay, les quatre lauréats du prix Nobel de la paix.»


14 octobre 2015 - Question de Michel Ménard au... par michelmenard